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Pour ou contre l’homéopathie ?

La guerre que l’allopathie livre contre l’homéopathie n’est ni nouvelle ni particulièrement intéressante dans la mesure où l’homéopathie ne se pose ni en remplaçante ni en concurrente de l’allopathie.
Il est en effet rigoureusement hors de question pour l’homéopathie de soigner un cancer ou une quelconque pathologie lourde car ce n’est pas son propos ni son champs d’action. Elle peut par contre apporter une aide précieuse en complément « non nécessaire ni suffisant » des traitements allopathiques lourds dont elle va pouvoir soulager les nombreux effets secondaires souvent désastreux.

Reste que, depuis ces dernières années, l’homéopathie connaît un essor formidable dans la mesure où les gens sont fatigués de se nourrir de médicaments chimiques dont ils devinent pour la plupart qu’ils sont plus destructeurs que réparateurs pour le corps.
Il suffit d’ailleurs de se pencher sur la liste de plus en plus longue des médicaments déremboursés par la sécurité sociale française pour « effets et efficacité contestables » pour admettre que la plupart de ces médicaments n’ont plus lieu d’être dans nos placards à pharmacie.
Un des arguments de poids en faveur de l’alternative homéopathique sont certains excès désormais connus de l’allopathie. Excès que l’on ne peut que constater en parcourant les interminables ordonnances d’antibiotiques, d’antalgiques, d’anti-dépresseurs ou d’anxiolytiques que certains médecins prescrivent à leurs patients en essayant désespérément d’éteindre un incendie de symptômes qu’ils ont parfois eux-mêmes contribués à allumer. Excès le plus souvent induits par la formidable pression que les laboratoires pharmaceutiques exercent sur les praticiens et les pharmaciens et dont la principale raison d’être est d’abord et avant tout de vendre le plus possible de médicaments. Des excès dus aussi aux patients eux-mêmes qui exigent souvent des ordonnances bien pleines en croyant que c’est ça qui va les guérir. Et c’est en partie pour cela qu’on assiste depuis des années à l’émergence de nouvelles bactéries de plus en plus résistantes aux antibiotiques et que l’on craint de voir apparaître un jour un germe qu’aucun des antibiotiques connus ne pourra combattre. 

En fait et depuis qu’elle existe, notre médecine occidentale s’est attachée à combattre le symptôme et non ses raisons profondes. Si on prend par exemple le cas de la médecine chinoise on constate que son approche est absolument contraire, qu’elle cible le rééquilibrage des énergies et l’harmonie et qu’elle a compris que la maladie n’est qu’une résultante d’un déséquilibre de l’organisme. Ainsi en médecine chinoise on ne paie son médecin qu’une ou deux fois par an lorsqu’il vient visiter toute la famille pour rééquilibrer les organismes avec des plantes et de l’acupuncture. Par contre, quand après cette visite annuelle un patient tombe malade le médecin revient le voir gratuitement pour le soigner car pour un médecin chinois la maladie est un échec, la preuve qu’il n’a pas su faire son métier. Alors qu’en occident un cabinet médical rempli de malades est signe de prospérité.
Mais ne tombons pas à notre tour dans l’extrémisme qui prévaut dans certains milieux de défense acharnée de l’homéopathie. Aucun homéopathe digne de ce nom ni aucun défenseur sérieux de cette médecine alternative ne tentera jamais de faire subir à l’allopathie ce que l’allopathie tente depuis deux cents ans de faire subir à l’homéopathie. En d’autres termes aucun homéopathe sérieux n’interrompra un traitement allopathique en cours dans une pathologie grave pour privilégier sa propre médecine. Tout au plus se réservera-t-il cette possibilité dans le cas de pathologies bénignes où les traitements allopathiques auront échoués et où le patient manifestera son libre choix de le faire.

Car l’extrémisme dans le domaine de la médecine douce existe aussi quand celle-ci remet en question les fondements de la médecine allopathique et les progrès considérables qu’elle a apporté à l’humanité en sauvant des millions de vies. Rappelons tout de même que c’est l’allopathie qui a crée la pénicilline, l’aspirine, les vaccins, les antibiotiques (qui ont a eux seuls éradiqué des pathologies mortelles qui tuaient les humains comme des mouches il y a encore une centaine d’années), les traitements anti-cancéreux et les thérapies lourdes contre les maladies immunitaires comme le sida. Sans l’allopathie et les recherches considérables menées par les grands laboratoires pharmaceutiques, l’humanité reculerait de trois siècles sur le front du combat contre la maladie.

Un exemple consternant de l’extrémisme des médecines douces est celui de ces parents pleins de bonnes intentions qui refusent toute prescription d’antibiotiques ou de vaccin pour leurs enfants, laissant ainsi passer des angines graves et des maladies infantiles dont les effets secondaires peuvent se révéler catastrophiques pour l’enfant qui risque de développer des pathologies respiratoires et cardiaques sévères. Ainsi et par exemple, si votre enfant se plaint d’un mal de gorge sévère en avalant et d’une fièvre galopante et que ce mal de gorge sévère ne cède pas même un peu à vos premières intentions homéopathiques, il y a fort à parier que vous soyez par exemple en présence d’une belle angine blanche contre laquelle l’homéopathie par automédication ne pourra rien et pour laquelle il faut le plus souvent une prescription d’antibiotiques.