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La notion de « terrain » en homéopathie

De ce constat se dégage la notion fondamentale en homéopathie entre « médicaments de terrain » et « médicaments symptomatiques » :

  1. Comme son nom l’indique, le médicament symptomatique traite prioritairement le symptôme immédiat comme une crampe, une migraine, une nausée ou les premiers signes d’une grippe. Il se prend dés l’apparition des premiers symptômes, en basse ou haute dilution (voir plus bas la section « quelle dilution choisir ») à raison de 3 à 5 granules sous la langue en espaçant progressivement les prises à mesure que le symptôme cède du terrain, les prises devant impérativement être stoppée dés que le symptôme a disparu.

    C’est une notion très importante à comprendre : si vous continuez à prendre vos granules alors que le symptôme a disparu vous risquez de le faire réapparaître. Ce qui n’est pas grave dans la mesure où il suffira de stopper les prises puis de les reprendre quelques heures plus tard pour annuler à nouveau le symptôme.
    C’est une autre notion importante à appréhender en homéopathie : à quelques très rares exceptions près que nous détaillerons sur le site dans les différentes pages des produits, l’homéopathie est une médecine totalement inoffensive dont l’éventuel surdosage ne présente aucun risque pour la santé. Au pire une véritable erreur de manipulation ou un véritable surdosage (par exemple un tube entier ingéré par un enfant) déclenchera une aggravation passagère du symptôme correspondant au produit ingéré pour autant que l’enfant présentait ce symptôme au moment de l’ingestion.
    Et c’est une troisième notion importante à retenir en homéopathie : il arrive parfois que sur le chemin de la réduction du symptôme ce symptôme s’aggrave durant quelques minutes ou quelques heures. Ce ne sera pas forcément là le signe que le traitement n’est pas adapté, même si dans le cas du traitement « symptomatique » la règle qui prévaut est que le symptôme doit commencer à disparaître lors des premières prises et que si ce n’est pas le cas, il faut changer de produit. C’est très important de comprendre cela : bien choisit, un médicament symptomatique doit vous apporter un véritable soulagement quasi immédiat. Si ce n’est pas le cas c’est que le plus souvent vous vous êtes trompé et qu’il vaut mieux alors reprendre l’étude de vos symptômes et/ou aller consulter un homéopathe (voir la rubrique « avertissement important »).
    Dans la plupart des cas, les symptômes sont si clairement identifiables que le doute n’est pas permis et que vous n’avez quasiment aucune chance de vous tromper (crampe musculaire dues à l’effort physique = arnica, violents maux de tête accompagnés d’irritabilité chez l’étudiant surmené = kalium phosphoricum…) mais dans d’autres cas de symptômes silencieux ou mélangés (comme par exemple des migraines digestives, des angoisses dues à un ulcère ou des douleurs articulaires dues à une grippe) vous pourrez être amené à tâtonner avant de trouver le bon médicament. Ce qui est d’ailleurs toujours un exercice intéressant dans la mesure où il vous permet de progressivement mieux vous connaître et de progressivement mieux comprendre comment votre organisme réagit aux attaques ou au stress. Vous devenez donc peu à peu un agent actif de votre guérison et non un avaleur passif de médicaments.

  2. Le « médicament de terrain » est en quelque sorte le médicament « ambassadeur » en homéopathie. C’est lui qui va entrer directement et profondément en contact avec votre organisme pour redresser les déséquilibres souvent chroniques qui ouvrent la porte aux affaiblissements et donc aux symptômes récidivants si pénibles et résistants aux longues listes de médicaments chimiques que certains médecins s’échinent encore à vous faire avaler. A ce titre le médicament de terrain ne va se préoccuper du symptôme (ce n’est pas son rôle) mais des causes profondes qui déclenchent chroniquement ce ou ces symptômes. Le « terrain homéopathique » est donc la sensibilité du patient à certains symptômes et à certaines pathologies récidivantes comme les allergies, les migraines à répétitions, les sinusites, les otites, les rhumes des foins, les insomnies... Mais dans la mesure où on ne tombe jamais malade par hasard, il est important de comprendre que le terrain englobe aussi tout ce qui constitue la nature et la personnalité profonde du patient. Le profil génétique, la stature, ses caractéristiques physiques, sa morphologie mais aussi son être profond et parfois secret, sa façon de réagir au stress, son histoire personnelle, son vécu, ses traumatismes de l’enfance, ses frustrations, ses colères, son émotivité, ses fantasmes et ses complexes, toutes ces petites touches qui font la personnalité profonde d’un être et la façon dont cet être va aborder les événements de la vie et les pathologies courantes. Aborder par exemple le terrain d’un enfant un peu gros qui souffre de crampes nocturnes et d’indolence ainsi que d’insomnie d’endormissement c’est aussi aborder le terrain d’un enfant mou, colérique et secret, facilement impressionnable et parfois incapable d’exprimer ses émotions. Un enfant donc qui intériorise énormément et qui exprime par le corps ce qu’il ne parvient pas à exprimer par les mots. Donc s’intéresser à un enfant qui a des crises d’insomnie d’endormissement ou de réveils nocturnes sans cauchemar ni raisons apparentes c’est uniquement traiter un symptôme en abandonnant les autres. Par contre s’intéresser aux autres signaux silencieux en observant que ce même enfant présente plusieurs des caractéristiques décrites plus haut c’est aborder la notion de terrain et c’est surtout comprendre que le symptôme émergeant (l’insomnie) n’est souvent que la résultante d’un certain nombres d’autres symptômes plus silencieux qui procèdent d’un déséquilibre de terrain. Soigner donc en amont la sensibilité conduira forcément au relâchement progressif de cette équation de symptômes et donc à l’extinction du symptôme émergeant. Alors qu’en ne traitant que celui-ci, on risque de l’éteindre au profit d’un autre et de ne pas aborder les véritables raisons de la souffrance de l’enfant.